Sofresh80's ( Radio one line DJ-FAB): Le Funk !! Le Funk !! ================================================================================ digacreat on 02 July, 2008 03:27:00 “Contrairement à la soul traditionnelle qui privilégie le format « chanson » et le tandem chanteur-producteur, un morceau funk est une œuvre collective, construite sur un groove extensible et modulable à volonté qui permet aux vocalistes et instrumentistes d’intervenir à parts égales. Une anecdote: Le terme funk provient de l’argot anglo-américain funky, qui signifie littéralement « puant »…” Let’s do it Baby! Cette définition est tirée du livre Encyclopédie du Rhythm & Blues et de la soul (à vous procurer d’urgence) “Le funk, c’est un style fait pour ceux qui veulent danser et s’amuser, un style permettant de lever d’emblée toute inhibition. Je ne sais pas à quand ça remonte, probablement aux premiers tambours. Un type qui tape sur ses genoux ou ses cuisses avec le plat de la main et qui obtient ce rythme syncopé, très différent de celui du vieux blues ou du swing des big bands. Dum-da-doo-dum-bah ! Sans le vouloir, le cou se met à onduler, tout le corps danse. Je ne sais pas d’où ça vient, mais si on me demandait, je dirais probablement du Vieux Sud, peut-être même de La NouvelleOrléans.” Cette définition de Maceo Parker, l’un de ses défenseurs les plus ardents, montre que le funk n’a pas attendu l’ère soul pour se manifester dans la musique afro-américaine. Il faut pourtant attendre les saisons 1970 et 1971 pour voir fleurir dans les charts de nombreux hits porteurs du mot funk et de l’adjectif funky qui s’y rattache. Willie Henderson & the Soul Explosions ouvrent le feu avec Funky Chicken, James Brown poursuit avec Funky Drummer avant d’enchaîner quelques mois plus tard en enregistrant Make It Funky, les Chambers Brothers chantent Funky, Kool & the Gang évoquent un Funky Man, Paul Humphrey vante les mérites de Funky L.A., Beginning of the End ceux de Funky Nassau, Pop corn Wylie intitule son unique best-seller Funky Rubber Band, et Wilson Pickett s’installe dans une Funk Factory. Un autre succès majeur de cette ère funky dans les ghettos est le manifeste d’Edwin Starr, Funky Music Sho Nuff Turns Me On (Le funk me branche vraiment), publié sur Gordy; la chose est paradoxale car Gordy est une filiale de Motown, patrie incontestée de cette soul proprette et rangée qui a provoqué, par réaction, la naissance du funk. Dans l’univers du rhythm & blues, ce mouvement remonte à l’année 1967 quand sortent quasiment simultanément Funky Broadway - une danse lancée par Dyke & The Blazers et popularisée par Wilson Pickett - Funky Donkey, un instrumental proposé par le batteur de studio Bernard ” Pretty” Purdie, et Boogaloo Down Broadway de Fantastic Johnny C. La saison 1968 ne fait que renforcer la tendance avec Funky Boo-Ga-Loo de Jerry-O, Funky Fever de Clarence Carter, Funky Judge de Bull & the Matadors et Funky Street d’Arthur Conley. La proportion importante des instrumentaux dans cette récolte funky donne une idée du pouvoir rythmique de ces hits, mais il faut s’intéresser à l’étymologie même du mot “funk” pour comprendre la portée de ce phénomène. Il semble que l’origine du mot vienne des Flandres, où fonck trahit l’épouvante dans le parler populaire du XVIIe siècle. La peur étant souvent associée à des odeurs désagréables (ne dit-on pas “suer la peur”?), funk ouvre bientôt son champ sémantique poùr désigner plus généralement tout ce qui sent mauvais, à commencer par les émanations nauséabondes du tabac qui se consume. À cette acception olfactive se greffe par intermittence la mélancolie, mais aussi la crainte de l’échec. Chez les jeunes Anglais bien élevés d’un établissement scolaire chic comme Eton au début du Xxe siècle, to funk signifie “rater quelque chose “, souvent à cause de la peur. L’Amérique noire s’approprie très tôt le mot funk pour désigner toute odeur puissante et forte, et plus particulièrement celle qui accompagne l’acte amoureux. Il ne fait pas de doute que la similarité entre funk et le mot d’argot américain fuck aura joué un rôle dans cette évolution. Rien d’étonnant alors à ce que le mot funk envahisse l’univers de la musique populaire noire, considérée comme éminemment obscène dans l’esprit de l’Amérique puritaine. Si l’adjectif funky est usité dès l’ entre-deuxguerres par les musiciens afro-américains pour qualifier le côté terre à terre du blues, le jazz est le premier à faire du funk un style volontairement “sale” et rudimentaire, proche des sources du gospel et du blues, en opposition ouverte avec l’intellectualisme du bebop et du cool. Opus De Funk, l’un des premiers enregistrements du pianiste Horace Silver en 1953, semble être l’acte de naissance de cette école qui prendra par la suite, avec Ray Charles, le nom de soul jazz. A travers Charles, on voit comment s’établit furtivement une première connexion entre funk et soul, en attendant que James Brown, déjà couramment considéré comme le Godfather de la soul, parraine définitivement la révolution funk. Omniprésent à la tête des charts R&B depuis la fin des années 1950, le “Créateur” (autre surnom de la star) n’a jamais été compris du grand public américain qui le boude dans ses hit-parades Pop. Définitivement réfractaire au crossover,jamais à court d’idées lorsqu’il s’agit de remettre en cause l’assimilation de la musique noire par le show-business blanc, Brown annonce la révolution funk dès l’été 1965 sur un ton patriarcal avec Papa’s Got a Brand New Bag (Papa a un tout nouveau truc). Pour avoir la recette de cette soul d’un nouveau genre, il suffit d’écouter les disques de Brown, désormais auto-décrété Minister of New New Super Heavy Funk: des riffs de cuivres cinglants conçus comme autant de ponctuations,des accords de guitare secs et étouffés, une ligne de basse proéminente, un tempo compulsif, une batterie mettant l’accent sur les premier et troisième temps de chaque mesure, etles feulements rauques deJB. Une musique sensuelle, contagieuse, créée pour la danse, qui affirme au passage, haut et fort, la fierté d’être noir et la suprématie rythmique des Afro-américains. Peut-être parce que l’idée ne viendrait à personne de remettre en cause ses droits sur un style qu’il vient de créer, James Brown ne ressent qu’accessoirement le besoin d’utiliser le mot funk dans les titres de ses succès. Après Papa’s Got a Brand New Bag, il chante 1 Got You (1 Feel Good) (1965), Ain’t That a Groove (1966), Cold Sweat (1967), Say It Loud - Tm Black and Tm Proud (1968) avant de déclarer non sans humour en 1969 Ain’t It Funky Now. Très vite, le cas Brown fait école auprès d’autres pionniers de la soul comme Wilson Pickett, les Isley Brothers qui prennent un tournant funk en 1969 avec It’s Your Thing, jusqu’aux Temptations qui renoncent aux ballades inoffensives de leurs débuts pour interpréter un vibrant Papa Was a Rolling Stone en 1972 sous l’impulsion de leur producteur Norman Whitfield. Dans le même temps, d’autres groupes font leur apparition sur les hit-parades noirs, en revendiquant leur funk de façon très théâtrale: les Meters qui établissent un lien primordial avec La NouvelleOrléans, les Ohio Players (anciens accompagnateurs de Wilson Pickett à l’époque des Falcons), Beginning of the End, Charles Wright & the Watts 103rd Street Rhythm Band, un peu plus tard les Blackbyrds et Earth, Wind & Fire … Mais au sein de la nouvelle génération, les ensembles de funk les plus flamboyants sont des héritiers directs de James Brown. C’est vrai de Maceo and AlI the King’s Men, un groupe dirigé par le saxophoniste Maceo Parker, ancien pilier de l’orchestre de Brown; c’est surtout le cas du chanteur et bassiste William ” Bootsy” Collins qui quitte les ].B.’s en 1971 pour former les House Guests. Originaire de Cincinnati - patrie des disques King qui ont découvert James Brown - Collins a monté les Pacesetters, un quartette qui accompagne en studio les vedettes King avant de devenir l’orchestre attitré de JB. “Bootsy était champion toutes catégories de la basse quand je l’ai rencontré “, raconte Brown. “Je lui ai montré l’importance du premier temps dans le funk, et avec tous ces trucs incroyables qu’il savait déjà faire au plan technique, il a pu prendre son envol. ” Le véritable essor de Collins passe par son émancipation; après avoir quitté Brown, il s’associe à un autre spécialiste ès-funk, George Clinton, fondateur de Funkadelic en 1969. Ensemble, les deux chanteurs vont faire des étincelles tout au long de la décennie suivante avec un sens de la révolte qui n’aura d’égal que leur humour iconoclaste et corrosif. L’autre grand maître du funk psychédélique est Sylvester Stewart, plus connu sous le nom de Sly Stone, qui infuse une bonne dose de funk dans les mouvements alternatifs qui se développent à la fin des années soixante en Californie. Sous les couleurs de Columbia/ Epic, Sly & the Family Stone, avec la basse omniprésente de Larry Graham, commencent par s’intégrer à la vague hippie (Dance to the Music) avant de passer à des textes engagés reflétant les préoccupations militantes grandissantes des ghettos sur l’album There’s a Riot GoingOn. Avec le temps et l’érosion progressive des mouvements politiques afro-américains les plus virulents, laminés par le FBI et l’administration Nixon, le funk perd une large part de ses débouchés au moment où le show-business le caricature pour susciter l’émergence du disco. Pour le funk, qui voit le métier du disque limiter ses ambitions à l’animation des pistes de danse avec des ensembles comme Fatback ou Cameo, la seconde moitié des années 1970 est une période artistiquement confuse que Rufus & Chaka Khan parviennent à sauver de la stérilité en célébrant à leur manière les retrouvailles du funk avec le jazz, tandis que les Isley Brothers poursuivent imperturbablement leur route dans un registre funky. Mais les principaux champions de la cause du funk tout au long des années disco restent George Clinton, Bootsy Collins et leurs adeptes. A la tête de Funkadelic, Clinton enregistre One Nation Under a Groove en 1978, ralliant ses troupes à l’aide du “Funk U sign “, un poing levé d’où émergent l’index et le petit doigt, choisissant comme slogan: “Rescue Dance Music from the Blahs” (Sauvons la musique de danse des nases). Parallèlement, les Soul Searchers de Chuck Brown lancent à Washington le Go-Go, un style de funk radical annonciateur du rap qui trouvera bientôt d’autres porte-parole avec les groupes Trouble Funk et E.U. Les deux dernières décennies du xxe siècle ont proposé de nouvelles alternatives pour le funk alors que l’Amérique reaganienne suscitait dans les ghettos des réactions d’autodéfense aussi destructrices qu’individualistes. Parallèlement à l’émergence du rap, on assiste avec Rick James à la naissance du PunkFunk dont l’appellation indique clairement les intentions. Au même moment, Prince et sa famille musicale profitent des avancées de l’électronique pour faire entrer le funk dans l’ère techno, tout comme Roger Troutman et Zapp qui permettent au funk de conserver ses qualités essentielles: l’humour et le sens du dérisoire. Au tournant du millénaire, le funk, omniprésent dans la musique afro-américaine par le biais du hip-hop, et même de la variété noire de Michael jackson et sa sœur Janet, ne court guère le risque de disparaître. Mais s’il ne veut pas perdre son âme, il lui faudra impérativement veiller à garder son esprit effronté et décalé. Sebastian Danchin James Brown The Godfather 25 décembre 2006, sacré geule de bois, Monsieur James Brown, nous quitte. Pas de Funky Christmas, cette année, c’est toute la musique de ces 50 dernières années qui est en deuil, car le parcours de cet homme est tout simplement immense. Né mort-né, il a gravi un à un tous les échelons pour prendre place dans le R&B, s’imposer dans La soul, inventer le funk et rester une référence de la culture Hip hop. Plus de mille chansons en poche, une centaine d’albums, des milliers de concerts, des radios, des jets, des maisons… et pour clôturer, un leader politique et une conscience morale de la communauté afro-américaine. Des millions de personnes ne peuvent pas se tromper. Place au Godfather, à cette homme qui naquis dans une extrème pauvreté et qui franchis toutes les marches pour devenir une légende. Tout commence vers 1932, on ne sait pas trop la date d’entrée de Mister James Brown, ce que l’on sait, c’est qu’il est décrété mort-né, sa tante Minnie n’y croyant pas, sauva le bébé en pratiquant la respiration artificielle et James revient à la vie, pour nous offrir une vie qui restera une référence. À 4 ans, nouveau coup bas, il finis chez sa tante Honey, qui tiens un tripot après que ses parents l’est abandonné. Les repères du petit James sont vite ceux de la rue et du bordel que tiens sa tante. Il compris très vite, qu’il fallait savoir se battre pour s’en sortir et dévellopa un formidable instint de survie. Pour s’échapper à son quotidien, il trouve refuge dans la musique et apprend seul, l’armonica, la batterie, la guitare, le saxophone, la trompette et le piano. Il compris vite qu’il était naturellement doué pour la musique. Viré de l’école à 12 ans, n’ayant pas de chaussures, il fera alors tous les boulots qui passe sous sa main, cireur de chaussures, ramasseur de coton, rabatteur, plongeur… Et, bien entendu, quelques larcins qui l’aménera tous droits, à l’age de 16 ans, en cabane pour avoir avoir volé une batterie dans une voiture. Condamné à 5 ans, il y restera 3 ans. Il en profitera pour monter un quartette de gospel, et se faire surnommer Music Box. Sortie à 19 ans, pour bonne conduite, la famille de Bobby Byrd, qu’il a rencontré lors de son passage en taule, l’héberge et il intègre vite le groupe de gospel de Bobby, qu’il transforme en groupe de R&B. La machine est lancée, James est maintenant instoppable. le 3 mars 1956, son premier succès voit le jour “Please, Please, Pleace”. Deux labels se précipitent sur cet ovni, et c’est Sid Nathan qui le signe pour le Label Fédéral/King. Les disques vont s’enchaîner, même si on ne découvre la tête de mister Brown qu’aux 4 albums car visiblement les proprios de son label, trouver sûrement sa tête trop enragée de réussite. Bref, James envoie la sauce et les hits commencent à pleuvoir Try me, I’ll go crazy, Night Train, Think…, Sa réputation de Hardest Working Man in Show Bizeness commence à circuler, c’est une bombe de vie qui balaye tout sur son passage, il sue corps et âme sur scène, s’emploi à faire bouger les foules en inventant continuellement de nouveaux pas de danses. Les 24 octobre 1962, c’est la consécration, tout Harlem est là, dealers, arnaqueurs, bad boys, amoureux de la musique, humanistes pour saluer le talent de James Brown. Contre l’avis de son boss, Sid Nathan, il décide à ses frais d’enregistrer le concert en Live. L’idée est simple, James Brown fait de la bonne musique, mais rien de vaut un concert du Godfather pour découvrir la puissance de son show, la passion qui l’habite et son professionnalisme. Ce jour-là, il nous offre le meilleur album Live de tous les temps, le fameux Live at the Apollo . Les dj’s ne s’y trompent pas et passe le disque en boucle pendant 64 semaines sur les ondes. L’histoire pourrait s’arrêter là, mais Mister Dynamite continue à enchaîner Hits sur Hits, Papa’s Got a Brand New Bag Part 1, It’s A Man’s Man’s Man’s World, Cold Sweat, I Got the Feeeling, Prisoner of Love, il impose sa voix unique, sauvage. Il crée sa marque de fabrique rien ne semble l’arrêter. 300 concerts par an, il compose, écrit des dizaines de chansons, crée plusieurs sociétés spécialisées dans la commercialisation de son spectacle, monte des labels, une chaîne de restaurant, des radios, s’achètent des maisons, des voitures, un jet privé avec son nom en lettre dorée pour parcourir l’Amérique, produit en studio d’autres artistes comme Tammie Terrel, Marva Whitney, Lyn Collins, Bobby Bird… Il est maintenant au commande, il a les main libres pour imposer sa révolution, la révolution Funk. Ce sera une révolution rythmique qui laisse derrière la mélodie, l’heure est à la danse, on passe des pieds au bassin, tous le corps répond à son appel, on a plus qu’une envie ; danser. James a su au bon moment sentir le vent changer. Après les assassinats de Martin Luther King, Malcom X, la dope qui envahit les ghettos le temps de l’affirmation est arrivé, et James devient, bien entendu, un personnage central de la culture afro-américaine, un leader d’opinion que l’Amérique noire écoute, il se sert de sa musique pour porter haut et fort les messages de l’Amérique des ghettos. En 68, apparaît la chanson qui fera l’effet d’une bombe et signera le début de ses problèmes, Say it, I’m Black and I’m Proud. Après cet hymne à la dignité, le mot négro va s’effacer pour beaucoup de noirs. Mais pas de bol, pour James, en s’affichant ouvertement, il énerve pas mal de monde et pour le calmer, le Fisc va le remettre au pas, avec fermeté. On lui confisque ses jets, ses disques d’or et de platines, ses costumes, ses maisons … Mais James n’en a que faire, il continuera à bosser avec acharnement, donner de spectacles millimétrés pour peaufiner sa révolution Funk. D’abord avec son ancienne garde, Pee Wee Ellis, Maceo Parker, Bobby Bird, Jimmy Nolen, Clyde Stubbenfield… puis ses nouveaux protégés qui arrive en 70, avec un certain Bootsy Collins. Ces petits jeunes vont redonner à James une seconde jeunesse, dynamisée encore plus son groove. Le double album «Sex machine» est bien représentatif de ce changement. C’est un faut live où l’on retrouve ses 2 groupes, où l’on perçoit l’apport électrique des nouveaux JB’s. Encore une fois, il bouleverse les mentalités en parlant ouvertement de sexe, avec le célèbre «Sex Machine». Durant le début des années 70, James va régner en maître et nous laisser un paquet de perles, Funky Drummer, Soul Power, Hots pants, Get on the Good Foot, the Payback, SuperBad… Mais les années 70, vont également voir naître le Disco. Dans cette deuxième moitié des années 70, la flamme militante des ghettos perds de son intensité, faut dire que le FBI à fait le ménage. Noirs, blanc, latinos, hispaniques, italiens, tous sont sous la banniére Disco. James lui ne veut pas baiser les bras et continue avec son Heavy-Funk à marteler ses convictions. Il enchaîne quelques albums, fera quelques incursions dans la disco «James Brown, the Original Disco Man» en 1979 mais rien n’y fais. Il se retrouve en 1980, sans label. Cet homme qui à vendu des millions d’albums se retrouve sans taff. Il se débat comme il peut, sort quelques albums Live, confronte son Funk avec le rap en décochant «Rapp Payback» en 80, et son album «Unity» en duo avec le pilier de la culture Hip-Hop, Africa Bambaataa en 1984. Ce son qui sort des ghettos, va lui permettre un retournement de situation. Ses cris, sa musique vont être samplés par des centaines d’artistes. Tout le monde du hip-hop se tourne vers James Brown, de Run-Dmc, à Public Enemy, en passant par Ice-T et les Beastie Boys. Quantité d’artistes puisent à gogo dans son répertoire. Monsieur Brown veut sa part du gâteau et porte plainte et …Perd. Dégoûté, il repart au turbin, et on le retrouve au cinéma au coté de Stallone dans Rocky 4 (85), où il se rachète une bonne conduite, par les temps qui court ça ne fait pas de mal, en interprétant “Living in America“, son hymne patriotique. Le revoilà en selle, il sort 3 albums, How do you Stop (87), I’m real et Static (88). Mais le FISC rode toujours, prêt à observer sa chute. Le 24 septembre 1988, il chute sévère, lui qui était passé entre les mailles de la drogue jusqu’ici, il s’est laissé peu à peu aller, la lutte contre la tentation est un démon sans fin. Résultat des courses sous Angel Dust, il rentre dans un séminaire d’assureurs, accompagné d’un revolver et d’un fusil à pompe. Il demande qui à utiliser ses toilettes personnelles. Leur fou une sacrée trouille et fonce dans son 4×4, pour une échappée sur 2 états, avec une ribanbelle de policiers à ses trousses. Résultat, un 4×4, criblé de balle, un gruyère, mais Mister Dynamite n’a pas dit son dernier mot, tel un chat, il a le droit à une nouvelle vie et sort sans une égratignure. Pour l’anecdote, il a placé son 4×4 dans la cour de sa maison et selon ses mots « C’est une façon de me souvenir qu’il y a toutes sortes de façons de réduire un homme à l’esclavage en ce bas monde ». Cette fois, c’est gâté, il repart à la case départ, sans rien toucher, direction la prison pour 6 ans. Il en fera deux et sera libéré pour conduite exemplaire en 1991. Dés sa sortie, il décida de redorer son blason et sa réputation et repartis sur les scènes du monde entier pour un formidable come-back. Ce 25 décembre 2006, celui qui s’était auto proclamé Godfather nous a montré qu’il était bien le fils de dieu, c’était bien son jour. James Brown est devenu une institution que cinquante ans d’histoire écoute chanter, Tout est là l’amour, la force, la dignité, la culture, la douleur… Il a ce don unique de te parler de tes émotions et l’on n’a pas fini d’entendre parler lui. TEXTE BY DAN23 SOURCES Brown James – I Feel Good, Mémoires d’une vie - City Editions, 2005 Danchin Sébastien – Encyclopédie du Rhytm and Blues et de Soul – Fayard, 2002 Philippe Manœuvre – Article Rock&Folk, Janvier 2007